Trois nouveaux venus entrent au catalogue d'un coup : OpenTTD, Avorion et Necesse. Ils n'ont pas grand-chose en commun, sinon d'être des jeux qu'on reprend par vagues — exactement le profil où payer un forfait mensuel pour douze heures de jeu n'a aucun sens.
OpenTTD, le serveur le plus léger qu'on sache faire
Le jeu de réseaux ferroviaires et de camions, en open source depuis vingt ans. Un serveur accepte 8 joueurs par défaut, jusqu'à 25, et tient dans 25 Mio de mémoire au repos — mesuré sur l'image que nous servons, et de très loin le plus léger de nos jeux.
Trois choix se figent à la génération de la carte, parce que le jeu ne sait ni l'agrandir ni lui changer de climat : la taille (jusqu'à 1024 × 1024), le paysage et l'année de départ.
Avorion, une galaxie qui continue sans toi
Construction de vaisseaux, commerce et exploration dans une galaxie procédurale. 4 joueurs par défaut, jusqu'à 10. La graine de la galaxie se fige à la création ; tout le reste — dégâts entre joueurs, départ dans le même secteur, ressources infinies, dégâts de collision — se change quand tu veux. Le jeu est embarqué dans l'image : rien à télécharger au démarrage.
Necesse, prêt en sept secondes
Survie et construction en coopération, vue de dessus. 8 joueurs par défaut, jusqu'à 20, une console avec expulsion et bannissement, et une sauvegarde automatique environ toutes les minutes avec copie de secours. Sur notre banc de mesure, le serveur était prêt en sept secondes.
On a fait tourner les images avant de vendre
La première recette a échoué sur un point unique : au second démarrage, Necesse annonçait avoir créé un monde neuf. En cherchant pourquoi, on a lancé les trois en local — et chacun a rendu un défaut que la lecture des fichiers n'avait pas donné. Sept correctifs, dont deux que la recette elle-même ne pouvait pas voir :
- OpenTTD tournait sans mot de passe. Depuis sa version 14, le jeu éclate sa configuration en trois fichiers, et n'ouvre celui qui porte le mot de passe que si le premier déclare sa version d'ini. Sans cette ligne : un serveur ouvert à qui connaît l'adresse, sans un message. La recette vérifiait que l'interface te rendait bien ton mot de passe — pas que le jeu l'appliquait.
- Le monde de Necesse n'était pas là où nous l'avions rangé. Le jeu écrit
saves/worlds/<nom>.zip, avec un dossier intermédiaire absent de sa documentation. L'import cherchait un fichier qui n'existait pas.
Les cinq autres : les droits du dossier de données (OpenTTD n'y écrivait absolument rien, donc aucune sauvegarde), deux motifs de comptage de joueurs qui n'auraient jamais compté personne — OpenTTD et Necesse horodatent leurs lignes de console —, la version d'Avorion lue au mauvais endroit, et le pseudo vide qui donnait les droits de propriétaire sur un serveur Necesse.
Les trois recettes sont ensuite passées sur de vraies machines, du début à la fin : création, démarrage, adresse de connexion, mot de passe, réglages, arrêt, second démarrage sur monde restauré, suppression, et inventaire du fournisseur revenu à zéro.
Un guide par jeu, dans les trois langues
Chacun a son guide complet : OpenTTD, Avorion et Necesse — les choix qui se figent, la façon de rejoindre, la RAM conseillée et comment amener une partie déjà commencée.
Ce que ça ne règle pas
Les trois serveurs sont en vanilla : pas d'envoi de mods, ni de NewGRF pour OpenTTD. Il n'y a pas non plus de console pour OpenTTD ni pour Avorion — leurs protocoles d'administration ne sont pas ceux que nous parlons ailleurs, et nous préférons ne pas ouvrir une porte que nous ne contrôlons pas.
Enfin, la RAM conseillée pour Avorion (8 Go) vient de deux pages techniques d'hébergeurs, pas de notre propre mesure. On la remplacera dès qu'une vraie session de jeu nous aura donné la nôtre — c'est la règle qu'on s'applique partout ailleurs, autant le dire ici aussi.